1) Charles Borde (1711-1781)
Ouvrage peu courant, probablement imprimé à Londres. Les 2 exemplaires répertoriés (Oxford et British Library) sont décrits avec la même collation : (4) et 28 pages. Il semble donc qu'il n'y a pas eu de cahier A, ou bien qu'une Préface ait été supprimée dans tous les exemplaires.
2) N.G. Le Clerc.
Curieux ouvrage, lui aussi rare (1 exemplaire à la Bibliothèque Nationale de France, 1 exemplaire à München). 249 pages chiffrées 149 par erreur, et (2ff).
L'auteur dresse d'abord la nomenclature des maladies bien françaises : misonomie (aversion pour les règles ordinaires de la justice), monachomanie (manie des cloîtres), upérénorie et asthénésie (maladies des prétendus géants et des nains), papilatrie (impulsion vers la Cour de Rome), stauronosie (maladie des croisades), cosmotelophobie (peur de la fin du monde) ... logomanie (manie des mots vides de sens), doxométhie (ivresse de la gloire). Cette liste se termine par les pires des maladies : le Despotisme, la Papurodipsie (soif brûlante des paperasses), l'Hierospasme (spasmes provoqués par les bulles papales), et par une maladie nouvelle et sans remède : l'Autophonia (goût prononcé pour le suicide).
A la suite de ce texte remarquable,dans lequel l'auteur rend hommage entre autres à l'Abbé de Saint Pierre, commence une seconde partie, purement économique, avec titre séparé et pagination continue, intitulée "Problèmes sur les bases naturelles et la perception des impôts, sans frais pour les contribuables".
En fin d'ouvrage (pages 248-249 chiffrées 148-149) Leclerc cite in-extenso le décret du 19 juillet 1793 sur les droits d'auteurs, et le fait suivre d'une "Déclaration ... conforme au décret ci-dessus énoncé" : "Je declare que je poursuivrai devant les tribunaux tout contrefacteur, distributeur ou débitant d'éditions contrefaites...Je prends cet engagement solemnel pour n'être plus la victime des corsaires de la littérature : plusieurs de mes ouvrages ont été contrefaits presque en même temps à Lauzane, Lyon, Rouen, Alby ..."