1) Achilles Pirminus GASSARUS (1505-1577)
Historiarum et Chronicarum mundi epitome velut index.
[Sans lieu. Paris] 1533.
111 pages numérotées.
A noter trois événements de marque : 1452 "Ioannes Faustius, primus artem imprimendi librorum Maguntiae in Germania adinvenit" ; 1492 "Insulae quaedam in Oceano antiquioribus omnino ignotae, hoc tempore veluti novus orbis illustrantur primum" ; 1518 "Erasmus Roterodamus testamentum Graece et latine restituit".
La première édition de cette chronologie est de Bâle, octobre 1532. Il en existe plusieurs éditions en 1533, mais une seule en France.
Les caractères et les lettrines à fond criblé de cette édition sont ceux de Blaubloom, utilisés aussi par Simon de Colines. Il s'agit donc bien de la rare édition parisienne citée sans collation dans l'Inventaire Chronologique, 1533, n°695.
2) LUCIANUS SAMOSATENSIS : DIALOGOS PERI TOU PENQOUS.
[Sans lieu ni date. Paris, Conrard Neobar, 1539]
16 pages non chiffrées, entièrement en grec, signées A4. Marque de Conrad Neobar sur la dernière page.
Le titre courant indique que ce "Traité du deuil" est "Tou autou Loukianou", ce qui indique que d'autres dialogues de cet auteur ont été publiés par Conrad Neobar. La signature en A prouve cependant que ce dialogue était imprimé et diffusé séparèment. Toutes ces publications, probablement à usage universitaire, ont été perdues. On ne connaît aucun texte de Lucien, ni partiel, ni complet, imprimé par Conrad Neobar, nommé typographe royal pour les lettres grecques le 17 janvier 1539, et mort au premier trimestre 1540.
Comme presque toujours, le papier choisi par Néobar est de grande qualité. Les caractères grecs 91, d'une parfaite ciselure, semblent neufs.
On ne connaît qu'une dizaine d'ouvrages imprimés par Néobar.
Edition non répertoriée.
(Manque à Greswell, et à toute notre documentation).
3) Le Sommaire des Livres du Vieil et Nouveau Testament. Les dix parolles ou Commandemens de Dieu.
Paris. En l'Imprimerie de Robert Estienne, Imprimeur du Roy. 1542. Avec privilège du Roy.
8 feuillets non chiffrés, en français, les 4 premiers signés a4. (Il manque 2 ou 4 feuillets entre le 4ème et 5ème feuillet : la fin du sommaire du Nouveau Testament et les deux premiers commandements sont absents.)
Renouard rapporte que Robert Estienne, en même temps qu'il publie en 1540 sa Bible grand in-folio, et jusqu'à 1542, imprime des petits cahiers in-8 et des placards in-folio, en latin et en français, ou en latin seul, pour être affichés ou distribués dans les écoles. (Renouard, Annales, page 303). Cette manière insolite de procéder ajoute au scandale provoqué par l'édition d'une bible qui déplaît aux censeurs de la Sorbonne.
"De ces cahiers in-8, de ces placards plusieurs fois imprimés, et sans doute à très grand nombre, je n'ai pu voir que l'in-8 latin, conservé à la Bibliothèque. Tout cela aura péri et sur les murs et dans les mains des écoliers" (Renouard, page 304).
(Renouard, page 49, indique ce sommaire sous forme de placards in-folio, latin et français, en 1540 ; page 51, sous forme de cahier "en françois, in-8, 8 feuillets" ; page 52, sous forme de cahier "in-8, 8 feuillets, latine et gallice".)
Notre exemplaire étant constitué de 8 feuillets, bien qu' incomplet, est sans doute d'un tirage non décrit.