1) Aqhnaiou deipnosofisqwn biblia.
Bâle, Valder, 1535
Deuxième édition grecque des Deipnosophistes d'Athénée de Naucratis, après l'édition princeps publiée par l'atelier aldin en 1514.
Schweiger (page 70), toujours péremptoire, trouve l'édition aldine "incorrecte", et considère que celle-ci comporte des "améliorations malheureuses" -unglückliche Verbesserungen.
Plus mesuré, Schoell (IV, 299) note que, pour cette édition bâloise, J. Bedroz et C. Herlin, "ces deux savants n'avaient pas de manuscrits ; mais ils ont corrigé beaucoup de fautes typographiques commises par Alde. Il est vrai qu'ils en ont laissé passer d'autres, et que plusieurs fois croyant corriger des passages corrompus, ils se sont trompés ; mais on ne saurait leur en faire un reproche, et leur édition est bien préférable à celle d'Alde. Dans les notes qu'ils ont ajoutées au texte, on en trouve qui sont de Budée et d'Erasme de Rotterdam".
Sans ce "trésor d'érudition dans tous les genres, une foule de notices sur l'antiquité classique nous manquerait" (Schoell, IV, 297)
Athénée, Grec d'Egypte travaillant à la Bibliothèque d'Alexandrie avant de venir à Rome, cite en effet dans ce "Banquet des Sages" rédigé vers 220 après J.C., plus de 700 auteurs dont les noms mêmes sans lui seraient inconnus, et plus de 2500 ouvrages dans tous les domaines : gastronomie, parfumerie, histoire naturelle, éloquence, poésie, etc...
Un important colloque consacré à Athénée de Naucratis, organisé à la Bibliothèque Nationale de France en décembre 2003, était annoncé de cette manière "Un banquet et une bibliothèque : tel est le cadre des Deipnosophistes d'Athénée de Naucratis, qui met en scène un cercle de lettrés dissertant doctement sur la cuisine et la vaisselle, les manières de table et les jeux de société, bref tout l'univers matériel et culturel de l'alimentation et de la boisson, tous les récits et tous les savoirs qui leur sont rattachés. Les plats et les mets circulent, mais les convives dégustent surtout les mots et les citations, morceaux de choix prélevés dans les livres et la mémoire, qui ouvrent un étrange jeu réflexif sur la langue et la littérature grecques classiques, observées à distance depuis la Rome impériale" (Nathalie Petiteau)
2) Athenei Dipnosophistarum sive Coenae sapientum libri XV.
Venise, Arrivabene, 1556.
Première édition d'Athénée en latin. Cette traduction de Natali de Comitibus, jugée mauvaise par Schoell, fut surpassée par celle de Jacques Dalechamp, publiée à Lyon en 1583.
Cette édition vénitienne manque à Schweiger, qui donne à la même date une impression de Bâle.
(Voir pour les deux ouvrages : Schoell, Histoire de la littérature grecque profane, IV 299) et Schweiger, Handbuch der klassischen Literatur. Greek litterature, page 70)